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Le risk manager, un pont essentiel entre stratégie et opérations face à la multiplication des risques

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Le risk manager, un pont essentiel entre stratégie et opérations face à la multiplication des risques

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Dans un contexte marqué par une prolifération de risques – cyberattaques, instabilité géopolitique, enjeux climatiques –, les entreprises renforcent leurs équipes dédiées à la gestion des risques. Selon le dernier baromètre des métiers de l’Amrae (Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise), 27 % des entreprises ont augmenté leurs effectifs en risk management au cours des douze derniers mois, tandis que seulement 5 % ont réduit leurs équipes. Par ailleurs, 41 % des risk managers ont bénéficié d’une hausse de leur budget en 2023, contre 24 % en 2022. Ces chiffres témoignent de l’importance croissante accordée à cette fonction stratégique.

Un rôle de médiateur et de fédérateur

Le risk manager joue un rôle clé de « trait d’union » entre le top management et les experts opérationnels, qui ne communiquent pas toujours entre eux. « Ses compétences comportementales sont essentielles pour créer du lien au sein de l’entreprise », explique Thibault Bulabois, directeur risque et contrôle interne chez FDJ (Française des Jeux) et pilote du baromètre des métiers du risk management. En effet, le risk manager ne se contente pas d’établir une cartographie des risques annuelle. Il doit s’assurer que cette analyse est intégrée dans toutes les strates de l’organisation, influençant ainsi les décisions stratégiques et opérationnelles.

Une approche transversale et proactive

Pour Oliver Wild, président de l’Amrae, la gestion des risques ne peut se résumer à un exercice formel. « Il faut décliner la cartographie des risques en actions concrètes. Par exemple, un risque géopolitique doit être analysé sous l’angle de son impact sur la stratégie, les opérations et les processus clés de l’entreprise », précise-t-il. Cette approche transversale implique une collaboration étroite entre les différentes directions : financière, stratégique, achats, informatique, etc. Chaque décision, qu’il s’agisse d’investir sur un nouveau marché ou de gérer une crise cyber, nécessite une vision globale et une coordination optimale.

Des compétences en constante évolution

Face à la complexité croissante des risques, les risk managers doivent continuellement actualiser leurs compétences. Trois domaines émergent particulièrement : l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la géopolitique. Parallèlement, la RSE (responsabilité sociale et environnementale) reste une priorité pour les entreprises. « C’est un métier qui exige une curiosité maximale. Il faut être à l’écoute des signaux faibles et anticiper les menaces », souligne Thibault Bulabois.

Le risk manager incarne un rôle pivot dans l’entreprise, alliant expertise technique et vision stratégique. Sa capacité à fédérer les équipes et à intégrer une culture du risque dans toutes les décisions en fait un acteur indispensable pour naviguer dans un environnement incertain et en mutation rapide.

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